Calculateur de rentabilité

Calculez votre seuil de rentabilité, point mort et marge de sécurité en quelques secondes.

Loyer, salaires, assurances, abonnements…

Votre chiffre d'affaires annuel prévisionnel

Matières premières, commissions, emballage…

Remplissez les champs ci-dessus pour voir les résultats

Qu'est-ce que le seuil de rentabilité ?

Le seuil de rentabilité (aussi appelé point mort ou chiffre d'affaires critique) est le niveau de chiffre d'affaires à partir duquel une entreprise commence à dégager un bénéfice. En dessous de ce seuil, l'activité génère des pertes ; au-delà, elle est rentable. Connaître ce chiffre est indispensable pour tout entrepreneur : il conditionne les décisions de prix, de volume, d'embauche et d'investissement.

Le seuil de rentabilité repose sur la distinction entre deux types de charges : les charges fixes (qui ne varient pas avec le volume d'activité) et les charges variables (proportionnelles au CA). La marge sur coût variable — c'est-à-dire ce qu'il reste du prix de vente une fois couverts les coûts variables — doit suffire à absorber les charges fixes pour atteindre l'équilibre.

Comment calculer le point mort ?

Le calcul s'effectue en quatre étapes successives :

Étape 1 — Marge sur coût variable unitaire

MCV = Prix de vente unitaire − Coût variable unitaire

Exemple : prix de vente 100 € − coût variable 40 € = marge de 60 € par unité.

Étape 2 — Taux de marge sur coût variable

Taux MCV = (MCV ÷ Prix de vente) × 100

Dans l'exemple : (60 ÷ 100) × 100 = 60 %. Cela signifie que 60 % de chaque euro de CA contribue à couvrir les charges fixes.

Étape 3 — Seuil de rentabilité en euros

Seuil (€) = Charges fixes ÷ Taux MCV

Exemple : 3 000 € de charges fixes ÷ 0,60 = 5 000 € de CA mensuel à atteindre pour couvrir tous les coûts.

Étape 4 — Point mort en jours

Point mort = (Seuil annuel ÷ CA annuel estimé) × 365

Il indique à quel jour de l'année l'entreprise a couvert l'ensemble de ses charges. Si le point mort est au 120ème jour (30 avril), tout le CA généré après cette date est du bénéfice.

Charges fixes vs charges variables

La distinction est fondamentale : les charges fixes restent constantes quel que soit votre niveau d'activité, tandis que les charges variables évoluent proportionnellement à votre production ou à vos ventes.

Charges fixes — exemples

  • • Loyer des locaux professionnels
  • • Salaires et charges sociales patronales
  • • Assurances professionnelles
  • • Abonnements logiciels (CRM, comptabilité…)
  • • Amortissements d'immobilisations
  • • Frais bancaires fixes
  • • Expert-comptable

Charges variables — exemples

  • • Matières premières et marchandises
  • • Commissions de vente
  • • Frais de livraison et emballage
  • • Commissions plateformes (Stripe, Amazon…)
  • • Coûts de production à l'unité
  • • Frais de déplacement liés aux missions
  • • Publicité au CPC (Google Ads, Meta…)

Attention aux semi-fixes : certaines charges sont mixtes (ex. : salaire + primes sur CA, abonnement avec partie variable). Dans ce cas, décomposez-les en leur part fixe et leur part variable pour affiner votre calcul.

Outils complémentaires